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Déconnecter les eaux de pluie : un levier contre les inondations

La CALL intensifie ses actions pour limiter les inondations en déconnectant les eaux pluviales du réseau d’assainissement. Une démarche essentielle pour protéger les habitations, préserver le milieu naturel et favoriser la recharge des nappes.

Partout sur son territoire, la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin poursuit son programme de gestion des eaux pluviales. Le principe est simple : plutôt que d’envoyer l’eau de pluie dans le réseau d’assainissement, elle est redirigée vers des ouvrages d’infiltration spécialement construits pour la recevoir.

Cette démarche répond à deux objectifs majeurs :

  • Limiter les inondations, en évitant la saturation du réseau lors des épisodes pluvieux.
  • Protéger le milieu naturel en permettant à l’eau de pluie de retourner naturellement dans le sol et de recharger les nappes.

Lorsque cela est possible, la CALL privilégie des ouvrages à ciel ouvert, comme les noues, qui participent également à la création d’îlots de fraîcheur. Mais selon la configuration du terrain, les infrastructures d’infiltration sont parfois enterrées et donc invisibles pour les habitants.

Des ouvrages déployés sur toute l’agglomération

Sur l’ensemble du territoire et depuis 2020, l’agglo a créé une cinquantaine de bassins d’infiltration enterrés de type SAUL (structure alvéolaire ultra légère – caissons verts visibles sur la photo). Trois chantiers de ce type sont actuellement en cours à Vimy, Angres et Aix-Noulette :

  • Vimy : le plus grand ouvrage construit par la CALL, avec une capacité de 517 m³.
  • Angres : un ouvrage de 116m³, puis un second de 52m³.
  • Aix-Noulette : une capacité de 150 m³.

Grâce à ces installations, les eaux pluviales rejoignent directement le sol, diminuant la pression sur le réseau et permettant à l’eau de pluie de retourner au milieu naturel par infiltration.

A Angres, le premier bassin de 116m³ équipé de SAUL.
A Aix-Noulette, les travaux concerne la rue des Marronniers, sujette par le passé aux inondations.

À Servins, un dispositif adapté aux eaux plus chargées

Un ouvrage similaire est en cours de création à Servins. Celui-ci est adapté à la nature des eaux, plus chargées car issues des chemins de terre et des champs voisins.

L’agglomération y aménage des noues d’infiltration, un puits d’infiltration de 3,5 m de profondeur pour 1,5 m de diamètre, un système de rejet vers le réseau en cas de fortes pluies, afin de sécuriser l’ensemble. Ce dispositif garantit une infiltration optimale tout en préservant le réseau lors des épisodes météorologiques intenses.

Attention aux déchets dans les caniveaux !

Ces ouvrages collectent l’eau provenant des caniveaux… et ils sont extrêmement sensibles aux déchets. Un déchet solide ou liquide jeté dans un caniveau finit dans l’ouvrage d’infiltration, puis potentiellement dans les nappes.

  • Une lingette peut boucher une alvéole par exemple.
  • Un mégot ou une huile peut polluer les sols.

Rappel essentiel : un déchet se trie, il ne se jette jamais dans la rue. Adoptons les bons gestes pour préserver notre environnement et le fonctionnement des équipements.

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